dimanche 29 octobre 2017

[INQ28] Acte II, première partie !


Bonsoir tout le monde !




Suite à la création du sous-Secteur Cordaüban, de tous nos joyeux drilles et leurs aventures, voici ENFIN la première partie de l'Acte II, retraçant l'émergence du Cartel Pourpre à travers le journal de Bord de Lord Kaliben.

Si vous avez lu l'acte I (si ce n'est pas le cas, vous pouvez le trouver ici), vous allez retrouver des personnages secondaires qui vous sont probablement familiers, et découvrir une autre facette des personnages principaux !

Mais je n'en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de découvrir la première partie de l'Acte II ;)




Acte II - Le Cartel Pourpre.




Journal de Bord de Lord Kaliben, retrouvé lors de la perquisition de ......................
=][=
// Censuré par l'Ordo Archivis Inquisitorial  //

Si vous lisez ces lignes, c'est que par je ne sais quelle folle action, vous avez réussi à subtiliser mon journal de bord. Ou, dans une plus sinistre option, l'avez récupéré sur mon cadavre (mais j'en doute fort).

Si vous lisez ces lignes, sachez ceci: avant de me juger, vous devez me comprendre.
Je suis un collectionneur. J'aimes les belles choses, les choses rares et fatalement... les choses chères.
Je suis un collectionneur et un érudit, j'aime apprendre de mes rencontres, car une bonne connaissance du marché mène toujours de bonnes transactions. C'est la clef.
Connaissance est mère de profit.

Du coup, pour pouvoir trouver toutes ces choses rares et chères, je suis obligé de m'aventurer dans des zones qui dépassent les limites établies par le pseudo empire humain, avec un petit e.
Je conchie cet empire étroit à l'esprit étriqué. Qui voit comme une menace tout ce qui sort de sa sphère de contrôle ou qui dépasse sa minable compréhension. Qui assomme le pèlerin de règles et restreint tout, enclavant toute liberté.

Je n'ai cure de ces règles... car un collectionneur n'a pas de limites.

// Note de l'Interrogateur - Mention manuscrite ajoutée sur la page de garde du carnet dans les environs du jour 300-310, si l'on s'en réfère à l'évolution de la calligraphie, du style et de l'encre utilisée. //


Journal de Bord: Jour 1

Le spatioport de Deliverance. Lieu de rencontre de la fine fleur du sous-Secteur et des fripouilles les plus notoires. Après des années loin de Cordaüba, poser à nouveau le pied sur le sol métallique de l'une des baies d'amarrage de Deliverance me comble d'une immense joie.
A chaque fois que je reviens ici, je me sens comme chez moi.

J'ai été trop longtemps loin de chez moi, été trop longtemps à la solde de Quartier-maîtres minables ou de piètres commerçants, c'en est assez. Le labeur a rapporté ses fruits, et j'ai une coquette mise de départ et de nombreuses babioles à troquer pour entamer ma nouvelle carrière.
Je suis mon propre maître. Mon dernier employeur souille encore de son sang caillé le pommeau de ma lame.

Maintenant, c'est moi qui commande. Cordaüba sera à moi. Je suis le Seigneur de Cordaüba. Je ne suis plus Silius Viren Kal. J'ai renié mon ancien visage, je l'ai détruit.
Aujourd'hui, je suis Lord Kaliben.

Mais pour régner sur le sous-secteur, il me faut des hommes à la loyauté sans faille. Les crapules de la pire espèce. Des rebuts prêts à tout pour me suivre dans les grottes les plus oscures des mondes les plus noirs. Voici la raison de mon retour sur Deliverance.
Ce spatioport, c'est ma Cour des Miracles.

// NdlI - Surement un faux nom - Aucune trace d'un quelconque Silius Viren Kal ou simili dans les Archives Impériales du Sous-Secteur. //


Journal de Bord: Jour 3

Il ne m'aura pas fallu longtemps pour mettre la main sur la principale canaille que je voulais retrouver. Tarek San, mon ami de plus longue date. Le seul qui connaisse mon ancien visage. Je l'ai rencontré dans son office, je lui ai parlé de mon "projet", et il a accepté de devenir mon second, pour régner en maîtres sur le Sous-secteur.

Mais son aide ne sera pas suffisante. Si je veux contrôler tout le Spatioport, il me faut des yeux et des oreilles partout. Dans les hautes sphères comme dans les bas-fonds. J'ai entendu parler d'un jeune "Snake", qui sert à plusieurs gros bonnets du Spatioport. Il coûte cher, mais je veux qu'il travaille pour moi.

// NdlI - Tarek San, Immatriculation COR-11-22-508, superviseur des Docks C de Deliverance, affilié à la maison Coaltz. //


Journal de Bord: Jour 7

Mon groupe commence à se former. J'ai finalement trouvé le jeune Jaken "Snake" O'neill, que je me suis offert à prix d'or, mais maintenant des yeux et des oreilles dans une grande partie du Spatioport de Deliverance grâce à Tarek San et lui.

J'ai aussi trouvé un pilote pour mon aéronef, un ancien officier de la Marine Marchande, le Lieutenant Kayser Pax. Son problème d'addiction aux narcotiques a fait que j'ai pu l'engager pour un salaire bon marché. Il raisonne comme Tarek San et moi, sa vision du monde se résume en terme de transactions, dividendes et profits. C'est tout à fait le genre d'individus qui me plait.

Enfin, j'ai besoin d'une force de frappe. J'ai pû enrôler quelques dockaires de la maison Coaltz, dont beaucoup sont contrôlés par San. Mais je ne leur fais pas totalement confiance. Du coup, je vais engager un garde du corps. J'ai entendu parler d'un Chasseur de primes du nom de Fett. Je suis sûr que je peux en faire mon homme de main.


Journal de Bord: Jour 45

Ca y est, la machine est en marche. Voilà près d'un mois que j'ai généré mon affaire, et les propositions commencent à fleurir.
J'ai entendu parler il y a deux semaines du Primer Commercial DeBagne, un Haut Commerçant de Cordaüba Minor. Cet homme est féru d'artefacts Xénos, et Tarek San m'a rapporté une coquette somme en échange de quelques babioles trouvées dans les mondes exodites lors de mon dernier voyage en tant que "sous-fifre".

Et voilà qu'il lui a proposé de mettre à ma disposition l'un de ses vaisseaux pour retourner dans les bordures extérieures pour lui ramener d'autres objets... Je sens que cet homme est parfait pour entamer mon affaire. Si je mène bien ma barque, dans quelques mois, c'est lui qui me mangera dans la main.
Ce voyage va me permettre d'honorer plusieurs autres propositions dans la foulée, et faire quatre ou cinq coups du même jet de pierre.


Journal de Bord: Jour 121

Mon retour sur Cordaüba Minor a été plus mouvementé que prévu... DeBagne a tenté de me rouler. J'étais attendu lors de mon atterrissage. Après plus de deux mois de périples éreintants et dangereux, je vois avouer que je n'ai pas du tout apprécié cette basse manœuvre.

Notre entrée dans les appartements de DeBagne fut implacable. Pax, Snake, Fett et Moi, armes aux poings, accompagnés de ce qu'il restait des soudards de la maison Coaltz que j'avais pris a ma solde. C'était la première fois qu'il me voyait. Qu'il découvrait mon visage. Enfin, mon vrai visage, le masque étincelant de puissance et de courroux que j'incarne désormais.

Il m'a juré que cela n'arriverait plus. il m'a supplié de l'épargner lorsque je suis mis a éviscérer devant lui les membres de sa Garde personnelle un par un, souillant le sol de son bureau.

Garde personnelle responsable de la perte de sept de mes recrues, leur sang pourpre souillant les dalles de la plateforme de la Villa du Primer Commercial, là ou avait été tendu le guet-apens.
Autant de phalanges que Snake pris à la main droite de DeBagne, souillant à nouveau sa luxueuse tapisserie. Il m'injuria, me traita de criminel, de meurtrier, point.

Et cela me fit rire. Alors qu'il en soit ainsi. C'est ainsi que je serai connu. Et c'est dans le sang que se payera la traîtrise.
A partir de maintenant, nous sommes le Cartel Pourpre.

// NdlI - Aucune plainte déposée à ce jour par Le Primer Commercial ou sa suite concernant cet incident. //


Journal de Bord: Jour 134

Suite à ce fâcheux incident avec DeBagne, de nombreux clients ont totalement changé de comportement à mon égard. Je pense qu'ils ont compris que j'étais prêt à tout, et ce cela couterait très cher au premier qui tenterait de se payer ma tête.
Cette nouvelle réputation engendra une vague de cadeaux, offerts par les autres clients dont j'avais honoré les contrats, pour prouver leur bonne foi, n'ayant probablement aucune envie que je leur fasse subir ce qu'avait enduré DeBagne quelques jours plut tôt.

Devinez ma surprise quand je découvris qu'un Sage Logarithmique faisait parti des présents reçus. Salem-X.34. Je l'ai mis au travail sans plus tarder, lui faisant compiler les transactions de ces dernières semaines et générer des algorithmes de croissances permettant d'assurer une certaine stabilité à mes affaires.

Puis je lui ai fait prendre congé dans l'office de Tarek San, parmi la pile de données qui traînait, afin de pouvoir cumuler nos profits aux pots de vins perçus des dockaires, aux cadeaux, aux frais déboursés pour les hommes, etc...
Je pense qu'il devrait en avoir pour un moment!


Journal de Bord: jour 192

Première fois que je suis intéressé par un objet pour ma collection personnelle, et il faut que ça tourne au vinaigre! Je crois qu'il va falloir que je mette tout le Sous-Secteur au diapason, que tout le monde sache ce qu'il en coûte de me défier.

Je ne peux que féliciter Pax, qui est définitivement un homme à part. Cet homme connait le sens du mot Loyauté. Car il a non-seulement réussi à me ramener l'artefact que je désirais alors que la transaction semblait mal engagée, mais il a aussi profité de la confusion pour embarquer d'autres artefacts qui n'était pas prévus, grâce à un petit mécha qui lui collait aux basques.

Cependant, je ne comprends pas ce qui a pris à Pax de vouloir ramener ce War-E avec lui. Il est insupportable. Mais bon, il aime ce qui brille... Je suis sûr que je lui trouverai une utilité un jour ou l'autre.


Journal de Bord: Jour 253

Après trente jours de voyage, me voilà sur Tyr depuis à peine une heure et je m'ennuie à mourir... Ce monde de cendres est une planète très austère et sans le moindre intérêt. Pas étonnant que l'on ne trouve que des mercenaires et des criminels ici. Et pourtant, il est à la limite de la bordure extérieure! J'aurais pensé voir un peu d'exotisme... je suis extrêmement déçu.

Mais m'a présence ici n'a rien d'une virée touristique. J'ai entendu parler de cette exilée, une guerrière Dark Eldar, une assassin des plus cruelles, une dénommée Ashaah.
Elle est recherchée à prix d'or, et Snake m'a rapporté que des mercenaires Tyriens l'auraient capturée, par je ne sais quel miracle, et venaient de quitter Deliverance, afin de retourner sur Tyr et organiser une rencontre avec les membres de la Kabale du Coeur Noir, afin de toucher la prime pour sa capture.

Comme si les oreilles pointues offraient des primes... Mais cela fait bien mon affaire. Une guerrière de cette trempe serait un atout de poids dans le Cartel. Et je pense savoir très bien ce qui la motive, alors je vais appuyer sur cette corde sensible.
Toujours selon Snake, ces mercenaires sont sensés arriver dans quarante-huit heures à Tersheba, d'un des principaux pôles de transit de la planète.

Il me reste peu de temps et beaucoup de choses à faire.


Journal de Bord: Jour 256

Les dernières heures furent parmi les plus intenses de ma vie. Je dois avouer que je suis surpris moi-même d'être encore vivant pour écrire ces lignes.

Je pense que c'est mon nouveau visage qui m'a sauvé.

Lorsque les mercenaires se présentèrent au hangar d'amarrage de Tersheba, ils déchargèrent rapidement la jeune Dark Eldar sur la baie, emprisonnée dans sa cage comme une bête, tentant de griffer quiconque passait à sa portée, se ruant sur les barreaux à s'en retrouver couverte de bleus, sous les colibets et les railleries graveleuses de tous les dockaires présents sur la baie.

Quelques secondes plus tard, les quelques mercenaires se retrouvèrent nez-à-nez avec moi et mon pistolet à plasma chargé à blanc. Et leurs cadavres fumants tombèrent au sol.

Ceci eu pour effet de générer un certain froid dans la baie, et les armes sortirent de toutes part, me mettant en joue, me sommant de ne plus faire un seul geste.
Tout en restant immobile, mon arme toujours pointée sur les cadavres des mercenaires et la cage de l'Eldar, je lui ai prononcé très disctinctement les mots suivants:

In atish sín kellon. In atish hi na heder sín. Afad-nín at sín detisher sín gavar. 
Je suis ton ami. Je suis là pour t'aider. Suis-moi et tu auras ta vengeance.

Son masque pale de fureur figée sembla regarder le mien, incrédule. Une fraction de seconde qui dura une éternité. Puis, d'un tir de plasma, je vaporisai le lourd verrou de la cage et plongeai à couvert.

J'ai imaginé que j'allais mourir dans les secondes qui suivirent, lorsque les cris et les hurlements commencèrent à retentir dans la baie. Puis je me suis relevé et ai éliminé les quelques fous qui se présentaient devant moi, chargeant, hurlant ou fuyant, tandis que Ashaah effectuait la plus gracieuse des danses de la Mort.

Bien me pris de confiner les autres membres du Cartel dans l'aéronef et d'aller seul à la rencontre des mercenaires Tyriens, car je suis le seul humain qui quitta les docks de Tersheba vivant ce jour-là.

// NdlI - Selon les Archives Impériales du Sous-Secteur, les évènements décrits ci-dessus furent reconnus par le suite sous le nom du massacre de Tersheba, ou fut recensé le décès de cent-quatre-vingt-deux employés, mercenaires et civils. //


Journal de Bord: Jour 267

Ashaah est un être très étrange. Mais je lui trouve un très vif intérêt. Je suis un collectionneur...

Au bout de dix jours, j'ai finalement réussi à établir un contact fort avec elle. L'érudit que je suis se félicite d'avoir travaillé sur leur langage. Je pense que le dialecte que je pratique est rudimentaire, mais au moins, elle ne me traite pas de mon-keigh comme les autres membres de mon équipage. Il va falloir s'habituer les uns aux autres, mais je suis confiant sur ce point. Car j'ai sa loyauté aujourd'hui.

Et pour m'assurer la loyauté d'Ashaah, il a fallut la soumettre. Alors je l'ai soumise à moi. Selon les rites de la Kabale. Cela fut ardent, violent, même très douloureux par moment. Je me suis retrouvé en Elle. Dans tous les sens du terme... Nous avons ôtés nos masques. Elle est sans limite et n'a plus rien à perdre. Nous scellâmes ainsi notre alliance dans notre sang.

Is Arad nín, m'a-t-elle dit cette nuit-là en quittant ma couche, retournant dans ses quartiers Tu es mon maître.


Journal de Bord: Jour 286

Cela fait un moment que je n'étais pas revenu à Deliverance. J'aime définitivement ce spatioport. Cependant, je suis quelque peu... Désappointé.
Snake m'a rapporté des propos curieux qu'il avait entendu dans un bar de dockaires, concernant des transactions vers Kodis que j'aurais approuvé, alors qu'il n'en est rien.
J'ai consulté les registres compilés par Salem sur les transactions, échanges et profits des six derniers mois. Et il se trouve qu'il y a affectivement des irrégularités dans les comptes ces derniers temps... Et un nom plus que familier mêlé à tout cela.


Journal de Bord: Jour 298  

J'ai rendu une petite visite à DeBagne aujourd'hui. Une visite de courtoisie suite à ces petites "irrégularités" dans les comptes...
Lorsqu'il m'a vu entrer dans son bureau, il s'est tout bonnement liquéfié. Je ne sais pas si est resté assis parce qu'il était tétanisé ou de peur que je remarque qu'il s'était fait dessus. La dernière fois que je suis entré dans son bureau de cette façon, la discussion s'était avérée plutôt... tranchante.
Lorsque Salem exposa les faits, il devint plus pâle encore. Et ses réponses ne me plurent pas du tout.

"Mais... Mais je pensais que l'ordre venait de vous mon Seigneur, je vous en prie, pitié !", criait-il encore, lorsque Snake lui prit les dernières phalanges de la main droite.


Journal de Bord: Jour 301

Un an s'est écoulé depuis mon retour. Aujourd'hui est le dernier jour de la rotation de Corbaüda Major avant le passage à la nouvelle année. Le trois-cent-unième jour de l'année, celui ou est autorisé les folies interdites les trois cents autres jours. Le Supremum Diem, le jour Cathartique, la fête de l'Expiation, pour commencer la nouvelle année sous les meilleures augures.

Je sais quel sera mon acte de purification aujourd'hui. Cela fait quelques temps que je soupçonnais cela, mais je n'aurais pu penser à une telle traîtrise de la part de l'un de mes principaux conseillers.
L'idée que ce salopard ai tenté de me doubler me révulse. Quelle est l'image qu'il renvoie de moi? Comment être pris au sérieux si même mes plus proches confidents tentent de me doubler?

Aujourd'hui, je purifie mes rangs, j'assainis mon Cartel, je me débarrasse de la vermine qui le ronge et qui nuit à sa réputation...

Aujourd'hui, je vais tuer Tarek San.






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Voilà pour ce soir, en espérant que vous aurez pris autant de plaisir à le lire que moi à l'écrire, et à bientôt pour la suite!

Mais ne vous méprenez pas, le pire est à venir...

Alors à bientôt ! :)


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